L'ESPAGNE A GAGNER 4/0 !!!!!!!!!!!!!!!!!! contre l'ukraine !!!!!
La sélection espagnole ne pouvait pas mieux débuter sa campagne en Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006. Elle a remporté son premier match contre l'Ukraine avec beaucoup d'autorité, s'attirant, grâce à son jeu flamboyant, des louanges internationales.
Le match, disputé mercredi à Leipzig, a ceci d'historique qu'il constitue la meilleure entrée en matière de l'équipe ibérique lors d'une Coupe du Monde de la FIFA. Luis Aragonés lui-même n'aurait pas rêvé meilleure performance de ses protégés, qui ont peut-être réalisé leur plus belle sortie depuis longtemps. Si les aficionados avaient trouvé peu convaincante la prestation de leur équipe lors du dernier match de préparation, face à la Croatie, ce premier succès leur redonne la foi.
Selon les statistiques, plus de 9,3 millions de téléspectateurs espagnols auraient suivi la rencontre, qui s'est pourtant déroulée à 15 heures...
Le scepticisme ambiant qui régnait 24 heures avant le match a laissé place à une euphorie générale, renforcée de surcroît par les éloges pleuvant de toutes parts et saluant le jeu formidable des Ibériques.
La solide défense de la Furia a été emmenée par un excellent Carlos Puyol, qui s'est même trouvé habité par l'esprit de Ronaldinho sur l'action qui a amené le quatrième but, signé Fernando Torres. Ce dernier a pour sa part démontré au monde entier ses qualités, pourtant restées quelque peu discrètes durant la saison : vitesse, dribble et frappe de balle.
Le général Xavi dirige ses troupes
"Celui qui maîtrise le ballon maîtrise le jeu", telle est la devise souvent répétée par Aragonés. Mercredi, ses joueurs se sont efforcés de démontrer qu'il détenait la clé du football. L'inspiration est venue toucher ceux qui, d'un avis général, forment l'un des meilleurs milieux de terrain de la compétition.
Xavi, qui revenait d'une longue blessure, a réussi son retour. Balle au pied, c'est lui qui a fait la différence, tel un vrai général assisté de ses deux indiscutables lieutenants : l'impeccable Xabi Alonso et l'implacable Marcos Senna, auteur d'un but magnifique sur un lob, malheureusement refusé pour une faute de l'un de ses coéquipiers.
À la bonne nouvelle que constitue le retour triomphal de Xavi (dont le corner a amené le premier but de Xabi Alonso) s'est ajoutée une confirmation : David Villa n'a rien perdu de son sens du but. Le meilleur buteur de la Liga a signé un doublé (sur coup franc et penalty) et fait tourner la tête à la défense adverse grâce à sa vitesse et à ses incessants changements de position. Si Luis García s'est lui aussi montré très actif, que dire de la détermination, de la motivation et des passes de Torres ?
Les supporters espagnols ont, après chaque but, scandé en ch½ur leur nouveau slogan : "En route pour Berlin". Petit à petit la Furia Roja commence à y croire.
Une presse dithyrambique
"Le Brésil, l'Angleterre, l'Argentine, l'Allemagne... nous sommes meilleurs ! À nous la Coupe du Monde !", titre sur sa couverture le quotidien sportif Marca, qui ne tarit pas d'éloges sur les protégés de Aragonés : "Quel match ! Le monde entier en est resté bouche bée !"
Pour AS, l'Espagne a montré les dents. Et de commencer à croire que le vieux rêve du sélectionneur devient réalité : "Pour la première fois, les joueurs semblent convaincus. L'Espagne a joué sans un doute, sans l'ombre d'une crainte, peut-être parce qu'aucun ogre ne saurait résister à la colère de Luis. Maintenant en confiance, l'équipe prend toute sa mesure quand elle a le ballon ; de simple équipe, elle devient une équipée, dotée d'une excellente défense et d'un milieu sobre et efficace. Qui oserait douter du talent de l'attaque ? Villa est vif comme l'éclair et Torres, lorsqu'il démarre, n'a pas besoin de grand-chose pour s'envoler".